mercredi 21 février 2018

Jogging des latinistes voyageurs : une deuxième édition réussie !

Ce 18 novembre 2017, les élèves de 4ème, 5ème et rhéto latines ont organisé pour une seconde fois le jogging de l’ISM. Les bénéfices de cette journée leur permettront de participer à une excursion dans le cadre du cours de latin.
Madame Daix, sous-directrice et professeur de latin, organisatrice du jogging a   répondu à nos questions :
• Quelles sont les raisons de cette deuxième édition du jogging de l’ISM ? Quels sont les changements par rapport à l’an dernier ?
 La raison de départ, dès la course de l'an dernier, est l'insistance de quelques collègues et de la direction actuelle  à renouveler cette activité sportive sous une forme identique à l'édition de novembre 2016, c'est-à-dire un jogging sans classement.  Ensuite, comme le succès du premier jogging a permis de financer le voyage à Rome en février 2017, les élèves latinistes, souhaitant de nouveau un beau voyage, ont pensé que ce serait chouette de se lancer dans une deuxième édition. 
• Quel est l’objectif de ce jogging ?
 En 2016, les latinistes faisaient le constat que le jogging avait resserré les liens entre les deux classes organisatrices, qu'ils avaient été acteurs de la réussite de cette journée-là, qu'un jogging pouvait intéresser plus de gens qu'une soirée Halloween, …
Certains ne savaient pas qu'on pouvait payer pour courir 5km ou 10km, presque tous les samedis, dans la région.  Si, si, j'en connais qui le font régulièrement!!!
Et puisque les élèves organisateurs sont les mêmes que ceux de l'an dernier, j'ai pensé à déléguer davantage les différentes missions : gestion des tickets, du bar, de la venue de St Nicolas, vente des croque-monsieur, …  Tout cela sans une présence massive d'adultes !  Je suis contente et fière de constater qu'ils ont géré comme des chefs!!! 
• Qu’est-ce que l’organisation du jogging apporte à l’école ? 
 L'objectif de ce jogging est de dégager des bénéfices pour les "latinistes voyageurs", afin de financer l'une ou l'autre excursion pendant l'année ou durant les jours blancs (entre les examens et le bulletin).  Par exemple, la visite de Trèves, de Bavay, … des sites romains, bien sûr.  Dorénavant, ce ne sera sans doute plus avec moi… Snif, snif! 
• Quel est l’impact sur l’image de l’école ?
 Voilà une question à laquelle il est complexe de répondre!  Il faudrait solliciter l'avis des parents, des élèves, …  Cela permet en tout cas une collaboration entre les professeurs et les élèves, une façon de susciter les talents de chacun et de construire ensemble un projet dont ils se souviendront.
J'imagine que l'image véhiculée est celle d'une école qui "bouge", qui organise des activités sportives, favorisant la santé et la condition physique.  Le jogging fait connaître le village de Pesche, … et son école dynamique! 
A l’issue de la course, nous avons posé quelques questions à Monsieur Rifflart, gagnant des 10 km et professeur de gym à l’ISM :
• 
• Aviez-vous déjà participé au jogging  l’an dernier ?
L’an dernier, j’avais déjà couru les 10 km. La première édition était une réussite, je pense que celle-ci l’est tout autant. Même s’il n’y a pas de classement, c’est toujours positif de participer à de tels projets.
• Comment avez-vous trouvé le parcours ? 
Je trouve que le parcours était très beau. Le terrain était vallonné mais restait très roulant, surtout en milieu de course. Autre point positif, le parcours n’était pas le même que celui de l’an passé ; il était un peu plus court.
• Vous êtes notre grand gagnant ! Quel prix avez-vous remporté ?
Les élèves ont prévu des lots et des coupes pour les vainqueurs. C’est génial ! J’ai donc reçu ma coupe et eu la chance de gagner une bouteille de vin rouge à la tombola !
Nous avons également interrogé Cathy Bertrand, élève de 4ème latine impliquée dans l’organisation du jogging :
• Quel regard portes-tu sur cette 2ème édition ?
Cette édition s’est super bien déroulée mais elle fut parfois précipitée, par manque d’organisationPar exemple, l’arrivée était mal indiquée pour les  coureurs. Heureusement, cela nous apprend à être plus efficaces et prévoyants pour l’année suivante ! 
• En tant qu’élève, quels sont les préparatifs les plus difficiles à assumer? 
Préparer le planning entre élèves n’est pas toujours simple car il faut se coordonner entre nous. Nous mettons tout en œuvre pour satisfaire les coureurs !
• Qu’est-ce qui est le plus agréable à vivre au cours de cette journée ?
Il y a beaucoup de joie et d’enthousiasme entre les élèves et professeurs. Tout le monde s’entraide et participe aux diverses tâches afin que tout se déroule plus naturellement possible. Le parcours des 5 et 10 km est bien pensé, il est à la fois convivial et diversifié, adapté à tous les niveaux.
• Quel projet de latin se cache derrière l’organisation du jogging de l’école ?
Nous avons pour but de financer un voyage ou une excursion pour les élèves de 4ème, 5ème et 6ème latine ; cette activité aurait bien sûr un rapport avec le cours de latin et la culture romaine. 

                                        Pierre Nicolas et Eléonore Birotti, 5ème GT.




mardi 13 février 2018

Projet Intime Festival pour les 6e générales


A l’initiative des professeurs de Français du troisième degré, les élèves de sixième générale se trouvent cette année impliqués dans un ambitieux projet proposé par le Théâtre de Namur.
L’Intime Festival, une manifestation culturelle créée par le comédien belge Benoît Poelvoorde, est initialement un salon annuel, carrefour des arts littéraires le temps d’un weekend d’août. Cette année, une formule développée et adaptée au milieu scolaire propose cinq activités étalées tout au long de l’année 2017-2018, qui ont pour objectif de faire découvrir aux élèves les différentes formes de représentation que peut revêtir la littérature de l’intime.
Ainsi, nous avons déjà eu l’occasion de découvrir un roman-choc d’Alain Blottière sur le thème du djihadisme, puis d’assister à sa mise en voix à Namur sous forme d’une grande lecture. Plus récemment, nous avons pris part à une projection de films documentaires sous la houlette de la vidéaste Lou Colpé, et avons eu la chance d’applaudir la pièce de théâtre “Laïka”. La veille de la représentation, une animatrice est venue à la rencontre des élèves à l’ISM Pesche, afin de préparer le sujet traité par le spectacle, les invisibles de notre société. Comprenez par là ces gens que nous ne voyons plus, que nous ne considérons plus, victimes de leur condition, de cette différence qui les marginalise et les décrédibilise injustement. Prenons pour exemples les SDF, les prostituées, les personnes âgées…


Pour alimenter la discussion, il nous était demandé d’apporter un document traitant le sujet. Pour ma part j’ai choisi la rédaction d’une nouvelle que je partage aujourd’hui avec vous.


Vous la trouverez ci-après ! Bonne lecture ! ;-)





Elle ne se promenait pas…



Elle déambulait lentement dans les couloirs, le dos voûté, la tête baissée. Elle se mouvait d’un pas mécanique inlassable en trainant bruyamment des pieds. Elle frappait le sol du bout de sa canne, frénétiquement, au rythme des tremblements de sa main. De l’autre, elle tirait sans arrêt un bout de son gilet ouvert, étirant le tissu malmené qui, les années passant, s’était distendu et troué. Ses petits yeux toujours écarquillés fuyaient leurs orbites et lui donnaient un air hébété. Ils étaient soulignés par d’épais traits bleuâtres car elle dormait peu. La nuit était pour elle aussi propice que le jour à la promenade, les aides soignantes et infirmières l’avaient compris. Et si une blouse blanche avait le malheur de commettre l’erreur de tenter de la reconduire, la vieille hurlait aussi fort que le lui permettait encore sa gorge éreintée et usait de son bâton sans discernement. Cela produisait un charivari qui éveillait inévitablement les résidents du home tout entier. Une déplaisante situation que le personnel soignant avait appris à éviter en la laissant flâner à sa guise, à toute heure.

Alors, elle sillonnait les couloirs du home autant de fois qu’elle comptait de rides sur son corps déchu. Croyant continuellement découvrir de nouveaux lieux, oubliant que plus tôt, elle s’y était déjà rendue.

Au gré de ses pérégrinations, elle demandait dépitée et morose à ceux qu’elle croisait : « Dites ! Z’auriez pas vu Clara ? ». Elle se figeait, attendant patiemment une réponse. Alors, dans un mélange de tristesse, de pitié et d’embarras l’interrogé lui disait : « Ne vous inquiétez pas ! Elle viendra demain votre fille Madame Perewez… »

Forte de ces paroles lénifiantes, elle se remettait en marche, esquissant un sourire, l’air bête, le regard vide et elle s’éloignait.

C’est ainsi que plus loin la même question résonnait, la même réponse aussi, telle une incessante et grotesque mélodie qui hante encore les esprits lorsqu’elle cesse. Pauvre dame, pauvre folle solitaire se disaient ceux qu’elle avait rencontrés.
De temps à autre, la vieille s’asseyait et reposait ses jambes fatiguées, pommelées de larges hématomes, s’accordant ainsi un peu de répit. De sa petite margoulette s’échappaient de légers murmures puis elle sanglotait en énonçant le nom de sa fille. Elle réclamait par-delà ce petit mot, non pas seulement son enfant mais tous les siens, ceux qui l’ont désaimée une fois l’avoir laissée là, abandonnée parmi une foule d’étrangers détraqués, dans ce home perdu dans une campagne morne et pluvieuse loin de chez elle. Ils s’étaient débarrassés d’elle comme d’une ordure qui encombre une poche, comme d’un fardeau inutile et lourd dont on se décharge avec empressement.
Chaque jours ses yeux mouillés criaient partout sa détresse sans que jamais on ne put l’aider. Une fois ses yeux séchés d’un revers de manche, elle repartait avec la volonté et l’espoir de croiser en ces murs son enfant et d’autres visages familiers. Son esprit sénile lui faisait croire qu’ils n’étaient pas loin et l’attendaient en ces lieux. Mais lorsqu’une once de lucidité réveillait comme une timide étincelle sa conscience, elle réalisait quelle était l’issue de sa triste vie. Clara et les autres, jamais elle ne reverrait leurs jeunes visages. Elle était condamnée à finir ici, son existence, prisonnière de ce mouroir de béton. Et ce malheur l’espérait-elle en regardant le bas plafond, prendrait fin lorsqu’elle s’éteindrait seule, loin des siens et de leurs images.

…Elle cherchait.     

Grégoire  Barranco                                





                             

mercredi 31 janvier 2018

Ce samedi 24 février de 14h à 18h, l’ISM Pesche vous ouvre ses portes.


Possibilité d’inscription le samedi 24 février
Visites guidées de l’école, exposition de travaux d’élèves, présentation ludique
des activités de l’école
Bar, petite restauration.

L’hôtellerie vous présentera ses délicieux zakouskis faits maison par les élèves.
Vous pourrez également découvrir les travaux des sections
professionnelles qui seront exposés.


1er degré commun
·         Présentation des activités complémentaires :
Latin, sciences, socio-économique, art culinaire, bois-fer-électricité
    1er degré différencié
·         Présentation des cours d’éducation par la technologie :
Mécanique + bois + électricité, Art culinaire + formation à la vie quotidienne + activités manuelles

2ème degré 

·         Enseignement de transition générale : latin, sciences, sciences sociales
·         Enseignement de technique de qualification : électromécanique, sciences sociales et d’animation, agro-alimentaire
·         Enseignement professionnel : vente, hôtellerie, bois, mécanique polyvalente
3ème degré 
·         Enseignement de transition générale : latin, latin – math, latin – sciences, sciences, math – sciences, sciences sociales, langues
·         Enseignement de technique de qualification : agent d’éducation, électricien automaticien, technicien(ne)s des industries agroalimentaires
·         Enseignement professionnel : vente, restauration, puériculture, menuiserie, métallier-soudeur


7ème professionnelle

·         Gestionnaire de petites entreprises
·         Puériculture
·         Complément de chaudronnerie

·         Complément en agencement d’intérieur

mardi 30 janvier 2018

Les conseils que tu as toujours voulu connaitre pour bien réussir ton année !



L’année passée, les résultats du CE1D que doivent passer les élèves de deuxième année ont fait remarquer que le taux de réussite des jeunes est en baisse par rapport aux années passées. Pour te donner un exemple concret, 63,3% des élèves ont réussi l’épreuve de sciences en 2017. Bien moins qu’en 2016, lorsque le taux de réussite avait atteint 74,6%. Alors que la session d’examens de Noel vient de se terminer, il est important que tu adaptes ta méthode de travail en fonction des points obtenus le trimestre dernier. En effet,  il a été prouvé que celles-ci donnent de meilleurs résultats. 

Voici donc quelques pistes à suivre pour mettre toutes les chances de ton côté.


Quel type de mémoire te caractérise?
(Attention plusieurs types de mémoires peuvent te convenir).
D’abord, il serait utile d’apprendre à te connaitre et de déterminer quel type de mémoire te caractérise. Ce point est très important et t’aidera à utiliser des méthodes spécifiques pour que tu sois plus efficace.

Il existe 3 types de mémoire ; l’une te correspond surement mieux que les autres.
·        Mémoire auditive : Si tu as des facilités à retenir des paroles de chanson, que tu retiens mieux que les autres les histoires que tes amis te racontent oralement, alors tu as plutôt une mémoire auditive.
Conseils : Récite la matière à haute voix, demande à un proche de te faire réciter mais surtout écoute très attentivement en classe.

·        Mémoire visuelle : Si tu es plutôt du genre à retenir le visage d’une personne plutôt que son prénom, si tu as besoin de lire les paroles d’une musique pour les comprendre et les paroles d’une chanson pour les comprendre et les retenir, alors tu te trouves dans cette catégorie de mémoire.
Conseils : Utilise beaucoup de couleurs sur tes feuilles de cours, fais des synthèses claires et aérées. Tu peux aussi illustrer ce dont tu parles par des dessins (technique du mindmapping).

·         Mémoire kinesthésique : Si tu n’aimes pas rester assis longtemps, que tu as besoin de manipuler, de chipoter pour comprendre le monde qui t’entoure alors tu viens de trouver ton type de mémoire !
Conseils : Associe des gestes à ta leçon pour la réciter, cahier fermé (projette-toi dans l’action). Ce type de mémoire a besoin de plus de travail que les autres…courage !

(Tu peux aussi t’aider de ce lien qui est un petit questionnaire pour trouver ton type de mémoire.)

  

Crée ton propre espace de travail.

             Après avoir appris à te connaitre un peu mieux, tu peux entrer dans le vif du sujet et te préoccuper du lieu où tu vas travailler car il est très important d’avoir un espace approprié pour ta concentration.

·         Trouve un endroit fixe, (le lit n’est pas un espace de travail) ou tu n’as pas trop de rapport avec tes leçons. Veille aussi à ce que ce soit naturellement lumineux et que ce également bien aéré (le soleil t’apporte de la vitamine D et l’oxygène est très important pour ton cerveau).

·         Rends ton espace de travail pratique, pas trop encombré c’est-à-dire que tout ton matériel doit être à portée de main sans rétrécir l’espace dont tu as besoin pour écrire. Attribue une place à chaque chose pour ne pas perdre du temps dans ton désordre.

·         N’oublie cependant pas d’agrémenter ton bureau de petites choses que tu aimes pour le rendre joli. Par exemple, choisis une couleur dominante pour le rangement. Tu peux également mettre une musique de fond sans paroles, si tu n’aimes pas le calme absolu.


Accumule des astuces pour faciliter ton travail.


Il existe énormément d’astuces pour être efficace dans ton travail, tu en as surement déjà entendu parler à l’école ou chez toi. Tu trouveras ici une petite sélection d’entre elles qui semble indispensables à connaitre pour commencer.

·         Commence toujours par ce que tu dois étudier, ensuite occupe-toi de tes devoirs et finis par les prépas. Cet ordre est logique car ton cerveau est plus motivé au début qu’à la fin de ton temps de travail. De cette manière, les choses qui te demandent plus de patience (étudier) tomberont au bon moment.

·         Fais des synthèses à l’avance, elles te permettront de déjà te remémorer la matière une première fois. Lis également tous les gros titres de ton cours pour savoir jusqu’où tu t’embarques. Sois organisé dans tes synthèses, crée ta propre légende avec des codes couleurs, différentes polices d’écritures, marque les numéros de pages auxquels tu te réfères.

·         Surveille aussi ton alimentation, les sucres rapides compris par exemple dans les bonbons, les gâteaux industriels mais aussi les sodas, les glaces etc. nuisent à ta concentration. Privilégie donc les sucres lents qui se trouvent dans les céréales, le pain, le jambon…

·         Les pauses sont importantes quand tu es dans une période de travail intensif. Pendant celle-ci, ne regarde pas la télé, ne lis pas un livre car en faisant ces activités tu demandes toujours de l’attention à ton cerveau. Va plutôt te promener, te défouler en jouant au basket, bois un verre d’eau, va parler à tes parents…toutes ces activités te font te rendre compte du temps qui passe, ta pause te semblera donc un peu plus longue !

·         Sois attentif en classe. Place tes deux pieds sur le sol et tes mains à plat sur le bureau et regarde le professeur (tout ça évite que tu joues avec ton stylo ou que tes deux oreilles ne soient pas en face de la personne qui parle). De cette manière ton cerveau va comprendre qu’il doit être attentif à ce que cette personne dit.

En résumé…

Trouve ton type de mémoire, apprends à te connaitre car c’est primordial pour ne pas perdre de temps et être efficace.
Ensuite, crée une bonne ambiance de travail avec un environnement sain et une organisation irréprochable.
Pour finir, fais attention aux petits détails qui te facilitent le travail : adopte une bonne alimentation, prends le temps de faire des synthèses et sois attentif en classe !
Si tu assimiles petit à petit toutes les astuces que nous venons de détailler, tu verras que tu gagneras beaucoup de confiance en toi, tu seras beaucoup plus performant et il y aura du changement dans tes notes !

                                                                                                                             Lucie Pierret, 5GTB

Sources :
-https://www.reussirmavie.net/Methodes-de-travail_r39.html
-https://www.futura-sciences.com/sante/.../cerveau-sont-differents-types-memoires-490...
-https://www.sebastien-martinez.com/differents-types-de-memoire/
-www.travailler-la-memoire.com/differents-types-de-memoire-humaine/
- Un grand merci à madame Dautrebande qui m’a apporté les informations essentielles pour rédiger cet article !


mardi 28 novembre 2017

Primaire VS Secondaire



En ce début de cursus, nous avons interviewé des élèves de première année, pour voir comment ils vivent leurs premiers pas dans leur nouvelle école, pourquoi    ils ont choisi l’Institut Sainte-Marie comme école secondaire et quels changements les ont le plus marqués par rapport à l’école primaire.

Voici le résultat de cette enquête :

Le choix de l’école est fortement influencé par la proximité de l’établissement. En effet, de nombreux élèves habitent le grand Couvin, mais l’école accueille également des élèves de la région de Chimay et de la frontière française. Cependant la présence de frères ou de sœurs au sein de l’école justifie souvent l’inscription d’un nouvel élève.                                                                                                                                 

Presque tous les élèves disent se sentir bien, grâce à une ambiance conviviale et à une bonne aide à l’intégration. Cela peut s’expliquer notamment par l’accueil des premières par les rhétos le premier jour et par l’école citoyenne qui organise des activités pour le premier degré et ce, dés le début de l’année scolaire. Beaucoup ont souligné le fait qu’ils s’étaient fait de nouveaux amis.

Les  différences les plus citées par les élèves sont le changement de professeurs pour chaque matière, le nombre d’élèves dans l’établissement, la durée des récréations qui est raccourcie et le fait de prendre le bus seul.

En conclusion, on constate que les élèves se sont bien intégrés et que le passage de l’école primaire à l’école secondaire leur a permis d’être plus autonomes et épanouis.

                                                                                                   Pierre Nicolas 5GT.

mardi 21 novembre 2017

« Dys-moi » tout sur les troubles de l’apprentissage !

   Aujourd’hui, plus de 85.000 élèves en Fédération Wallonie-Bruxelles vivent tous les jours des difficultés dues à des troubles d’apprentissage. Il s’agit donc d’un problème répandu et nous avons pensé qu’il était important de vous donner quelques informations à ce sujet. Nous allons donc vous expliquer ce qu’est un trouble de l’apprentissage, comment le détecter, à qui faire appel si vous ou l’un de vos proches en êtes sujets,… 


 Quelle est la différence entre troubles et difficultés de l'apprentissage ?

  
    Les difficultés d'apprentissage sont généralement passagères et en lien avec les difficultés sociales, familiales ou encore économiques que l’on peut traverser (deuil, anxiété, dettes,...). Plus vite elles sont identifiées et prises en charge, mieux elles permettront de mettre en place des solutions pour la poursuite de l’apprentissage.

   En revanche, les troubles d'apprentissage sont permanents, d'origine la plupart du temps neurologique et portent atteinte au langage, à l'attention, à la lecture, à l'écriture, à l'automatisation du geste, à la pensée mathématique... ils sont donc des handicaps, qu’il faut pouvoir apprivoiser.

   Un trouble de l'apprentissage n'est pas causé par une déficience intellectuelle, ni par un déficit sensoriel(déficience auditive et/ou visuelle, partielle ou totale, transitoire ou durable, limitant ainsi la communication avec autrui et la perception des informations.), un manque de motivation,un manque d'encadrement scolaire ou une situation économique difficile. Le trouble peut être présent depuis la naissance (de manière génétique, congénitale,...) ou il peut être acquis (par lésion cérébrale suite à un accident de la vie par exemple).


 Les troubles d'apprentissage

      
     Les troubles d'apprentissage qui reviennent le plus souvent sont les 6 troubles « dys » ainsi que le TDA/H.

   Les 6 troubles « dys » sont : la dyslexie, la dyscalculie, la dysphasie, la dyspraxie, la dysorthographie et la dysgraphie. Le préfixe« dys » signifiant « difficulté », la deuxième partie du terme désignant la fonction atteinte par le trouble.

  Chacun des troubles de l'apprentissage touche spécifiquement une des compétences principales que sont, rappelons-le : la lecture, l’attention, les mathématiques, la gestuelle, l’écriture, la compréhension,… Il peut perturber l'apprentissage, les relations et la vie de tous les jours. 

  S’ils ne sont pas pris en charge, les troubles d'apprentissage peuvent induire un échec scolaire et/ou professionnel. 

                                Les différents troubles : 

  •  La dyslexie:

    la dyslexie est une difficulté durable d'apprentissage de la lecture et d'acquisition de son automatisme, chez des enfants intelligents, normalement scolarisés, indemnes de troubles sensoriels et de troubles psychologiques préexistants. 

   
   Par exemple,on inverse et on confond de lettres, de syllabes ou de mots (entre le « p » et le « b » ou entre le « b » et le « d »), on fait mauvaise interprétation des phrases et mauvais découpage (ex: un jénéral). 

  •  La dysorthographie:

      la dysorthographie est une difficulté dans l'apprentissage de l'orthographe qui est généralement défini par une lecture lente,irrégulière et maladroite ou par une difficulté à appliquer les règles orthographiques.
  
  Par exemple, l’on fait un découpage anarchique des mots « unabit » pour « un habit » ;on transforme, inverse ou fait disparaître certains sons, lettres ou syllabes. Par exemple, on écrit« fagile »ou « vragile » pour « fragile ».

  •  La dysphasie:


   la dysphasie est un retard du développement du langage chez l’enfant. Cela touche plusieurs composantes du langage

   
    Par exemple: la compréhension, la production des sons, la construction des phrases, le vocabulaire. 

  • La dyspraxie:


     la dyspraxie provoque de la difficulté dans la coordination gestuelle.Les dyspraxiques sont pathologiquement maladroits : ils se cognent, ils tombent, ils renversent, ils cassent, ils ont du mal à manger proprement car le maniement des couverts est compliqué pour eux, ils renversent leur verre, ils ont des difficultés à s’habiller,…

    
    Par exemple : ils vont enfiler leurs vêtements à l’envers.

  •   La dyscalculie:


   la dyscalculie est un trouble qui provoque des difficultés dans l’apprentissage du calcul, des mathématiques. 

   
   Par exemple,le dyscalculique n’arrive pas à se repérer dans l’espace, à réaliser des calculs mathématiques.

  •   La dysgraphie:


   la dysgraphie est un trouble qui entraîne une lenteur importante dans la réalisation des productions graphiques et écrites, ou une malformation des lettres.

  
  Par exemple,le trait est de mauvaise qualité, inégal dans sa texture, trop appuyé ou trop léger, ou parfois les deux à la fois, il y a des retouches et/ou des pochages (lettres emplies d'encre : e, a, o),…  

  • Le TDA/H: 

   le TDA/H est le trouble du déficit de l’attention avec (TDAH) ou sans (TDA) hyperactivité est un trouble qui se caractérise par des difficultés de l’attention et/ou d’hyperactivité. 


   Par exemple, chez l’enfant, il y a des difficultés à rester organisé, à se souvenir d’une instruction, à attendre son tour. Il saute perpétuellement d’une activité à l’autre, il égare ses affaires, il gigote et se tortille constamment, il a également du mal à rester assis,… Ce sont des facteurs très compliqués à gérer surtout pour les professeurs ou pour ceux qui ne sont pas former pour des cas d’hyperactivités. 

  
   Remarque : Un trouble « dys » vient rarement seul. Environ 40% des personnes concernées par un trouble « dys » présentent plusieurs troubles de l’apprentissage. On appelle cela les multi-dys et/ou les troubles associés. Ainsi, une dyslexie est souvent associée à une dysorthographie ; une dyspraxie va souvent de pair avec une dysgraphie ; toutes les combinaisons sont possibles faisant ainsi de chaque personne « dys »quelqu’un d’unique. 


 Diagnostic - À qui faire appel ?

   
     Le diagnostic est indispensable pour savoir ce dont la personne « dys » aura réellement besoin pour compenser son trouble. Il est important de savoir exactement à qui s’adresser car le temps entre les premiers signes et le diagnostic exact et complet est très long et la démarche peut être difficile car il faut faire beaucoup d’examens, voir beaucoup de médecins pour enfin avoir une réponse. 

   Pour obtenir un bon diagnostic il faut faire appel à des spécialistes différents selon la nature du trouble (neuropédiatre, neuropsychologue, logopède,…). Par exemple, la dyscalculie, la dysorthographie et la dyslexie peuvent être diagnostiquées par un logopède tandis que la personne la mieux qualifiée pour faire le diagnostic d’une dysphasie, d’une dysgraphie, d’une dyspraxie ou d’un TDA/H est un neuropédiatre ou un neuropsychologue. 

   En cas de suspicions de troubles multi-dys, il est plus que conseillé de s’adresser à un milieu privé, hospitalier ou multidisciplinaire. Cela permettra d’obtenir un bilan multidisciplinaire qui aidera à étudier l’enfant ou l’adulte dans sa globalité et qui servira également au neuropédiatre/ neuropsychologue d’établir le diagnostic complet et précis. 

   En conclusion, les troubles de l’apprentissage sont des handicaps qu’on ne peut guérir mais qu’il faut détecter au plus vite afin de pourvoir mieux les apprivoiser. S’il n’existe pas d’étude statistique précise à ce sujet, nous savons tout de même que le pourcentage d’individus « dys » en Belgique est plus élevé aujourd’hui qu’il y a vingt ans, ce qui s’explique par le fait que les méthodes de détection des troubles sont de plus en plus performantes.

   Cependant, être atteint d’un trouble de l’apprentissage ne veut pas dire être incapable de réaliser de grandes choses ou de concrétiser ses rêves. Des personnalités marquantes comme Albert Einstein, Léonard De Vinci, Tom Cruise ou encore Walt Disney étaient dyslexiques, cela ne les a pourtant pas empêchés de marquer l’Histoire… Alors ne cessez jamais de croire en vos rêves ! 

                                                                                  
Shelcy Bertrand et Marine Beroudiaux, 5GT.

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